La formation des prêtres
G L de Tours – Renouveler nos célébrations et nos pratiques liturgiques


Renouveler nos célébrations et nos pratiques liturgiques afin de mieux rejoindre nos contemporains et leur permettre de rencontrer le Seigneur dans une prière partagée
Les chrétiens, « Dans la mesure de leurs connaissances, de leurs compétences et de leur situation, (ils) ont la faculté et même parfois le devoir de manifester leur sentiment en ce qui concerne le bien de l’Église. Cela doit se faire, le cas échéant, par le moyen des institutions que l’Église a établies pour cela, et toujours dans la sincérité, le courage et la prudence, avec le respect et la charité… » Lumen Gentium 1,37
C’est dans cet esprit que le groupe Promesses d’Église du diocèse de Tours ose dire des paroles pour
. Nous avons développé ce thème en 5 chapitres :
! – Un langage adapté pour mieux rejoindre nos contemporains
! – Une Église plus inclusive
! – Un refus des divisions sur les questions de liturgie mais un dialogue
! – Une recherche de sens pour les célébrations de baptême, mariage et funérailles
! – Une invitation de nos contemporains à la rencontre du Seigneur dans une prière partagée
Un langage adapté pour mieux rejoindre nos contemporains
Quels enjeux ?
- – Tenir compte de la désertion des lieux de cultes, moins de 3% de catholiques aux célébrations dominicales en France.
- – Redonner le goût de « connaître Jésus, homme qui est passé en faisant le bien »
- – Retrouver la simplicité du Christ lorsqu’il parlait à ses disciples et ses contemporains (Le langage utilisé aujourd’hui n’est pas toujours compréhensible par tous, en dehors d’un cercle d’initiés).
- – Tenir compte du fait que le latin n’est plus compris par la population.
- – Il y a beaucoup de formules dans notre langage chrétien, qu’on répète et ces formulations ne veulent plus rien dire dans notre monde. S’interroger sur ce que veulent dire les mots. Il faut « casser les mots » disait François VARILLON.
Des propositions :
- –Veiller à s’exprimer dans un langage simple et compréhensible par le plus grand nombre et permettre ainsi une participation active de tous et un accès au mystère qui en est le cœur.
- – Préférer présenter la messe comme le sacrement de l’Alliance plutôt que Sacrifice de la messe.
- – Convenir que les prières eucharistiques dites pour les enfants peuvent être utilisées même avec des adultes.
- – Traduire dans le langage commun les prières, les formules qui ne parlent plus dans notre société, pour rejoindre le cœur des gens.
- – Revenir sur les modifications récentes qui s’ajoutent au jargon et sont incompréhensibles et voire refusées par l’ensemble de notre groupe. (Consubstantiel, la nouvelle prière d’offrande, le mot sacrifice, Gloire, oblation …)
- – Eviter que la prière de préparation des dons soit dite de façon solitaire par le prêtre alors que l’assemblée ou la chorale chante. (C’est une modification que nous regrettons tous).
- -Reprendre les métaphores du Pape François qui savait traduire dans notre langage d’aujourd’hui.
Une église plus inclusive : des pauvres, des situations irrégulières, des femmes, des jeunes, des néophytes…
Quels enjeux ?
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– former Communauté fraternelle. C’est sur la fraternité que nous serons jugés.
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– Éviter le décalage culturel sur la place et le rôle de la femme.
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– Montrer que chacun est précieux et important, que sans lui il manquerait quelque chose. Ceci est loin d’être vécu dans les paroisses où règne plutôt l’anonymat.
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– Être attentif aux personnes seules, aux personnes en couple qui ont des conjoints non croyants.
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– Transmettre le message chrétien à nos enfants qui sont souvent rebutés par les célébrations, mais restent attachés aux valeurs chrétiennes de fraternité et de charité. (Nous constatons dans nos familles que nos petits enfants ne sont pas tous baptisés), faire attention aux néophytes qui s’éloignent par incompréhension. Des propositions :
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– S’accueillir mutuellement en début de célébration.
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– Éviter l’exclusion des petites filles du service de « servante d’autel » dans la plupart des paroisses du diocèse qui est incomprise (rien ne le justifie théologiquement voir Louis Marie Chauvet La messe autrement dit page 55).
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– Éviter l’exclusion des femmes pour le geste du lavement des pieds dans certaines paroisses.
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– Développer la fraternité dans les communautés en dehors des célébrations (café, partage sur les problèmes de sociétés…) pour que le rassemblement fraternel soit plus réel.
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– Permettre des débats et rester frères. Apprendre à s’écouter et à vivre ensemble.
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– Favoriser la connaissance mutuelle, pour discerner les dons de chacun.
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– Faire un discernement collectif sur les choix paroissiaux en pratiquant la « Conversation dans l’Esprit ».
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– Libérer la parole, que tout puisse être dit sans jugement, ni condamnation à partir de notre expérience et de notre vécu.
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– Faire des enquêtes auprès de tous y compris dans les périphéries
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– Mettre en valeurs les engagements de chacun dans la journée de rentrée (paroissiaux mais pas que…) ✔ – Fêter les anniversaires à la fin de la messe cela crée de la fraternité.
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– Ressaisir les demandes de prière écrites sur des cahiers dans nos églises. Mais également sur des sujets de notre quotidien, sur la commune, la communauté.
Un refus des divisions sur les questions de liturgie : ancien et nouveau rite, latin ou langue vernaculaire, encens, …. mais un dialogue
Quels enjeux ?
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Le rite est important mais il y a trop de rigidité.
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Les symboles chrétiens ne parlent plus à beaucoup.
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Le Latin ou le grec sont de retour (gloire à Dieu, kyrie, sanctus) et ne sont plus compris par la majorité des personnes.
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Associer les mouvements et les associations présentes sur le territoire de la paroisse dans l’offertoire ou la prière universelle.
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Nous éclairer sur les textes en lien avec notre vie d’aujourd’hui.
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La place des femmes dans la liturgie et dans l’Église
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Nous aider à former le « NOUS » ecclésial afin de faire plus corps.
Des propositions :
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Organiser des rencontres sur la question de la liturgie dans les paroisses pour que puissent exister toutes les sensibilités.
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Favoriser l’acceptation de l’autre qui pratique autrement
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Veiller à ce que les personnes puissent exprimer ce dont elles ont besoin pour progresser dans leur vie spirituelle
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Rechercher une « sobriété » dans l’expressivité car elle respecte la subjectivité des autres. (Dans les gestes de communion par exemple)
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Permettre aux jeunes de s’exprimer à leur manière (par ex mimer les textes …)
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Éviter que les laïcs surtout les femmes ne puissent plus donner la communion dans certains lieux.
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Éviter que les chants changent trop souvent. Ils sont alors un handicap au faire communauté.
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Éviter que la chorale prenne parfois trop de place. L’assemblée ne chante plus.
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Éviter les messes qui durent plus d’1 heure. La messe télévisée tient en une heure. 1 mn suffit pour être touché !
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Terminer la messe par un petit mot à garder pour la semaine qui vient. (Proposition du Jour du Seigneur pendant le COVID)
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Privilégier les homélies courtes, structurées, facile à retenir et qui nous éclairent pour notre vie d’aujourd’hui
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Proposer que l’homélie soit faite parfois par un groupe, avec ou sans le prêtre.
Prendre particulièrement soin des célébrations de baptême, mariage, funérailles
pour que ceux qui ne sont pas habitués à ces liturgies y trouvent du sens.
Quels enjeux ?
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Rejoindre humainement par des mots simples la plupart des participants qui sont souvent là, comme invités,
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Mettre en pratique cette instruction « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » (Gaudium et Spes, 1).
Des propositions :
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Adapter davantage les paroles au public, composé le plus souvent d’athées, agnos8ques, chré8ens non pra8quants, croyants d’autres religions…..
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Prendre le temps d’expliquer le sens de tous les gestes effectués dans la célébra8on.
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Veiller à ce que les textes soient audibles.
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Être attentif à la sonorisation de l’Église pour que les personnes entendent bien ou mieux. (Témoignage de personnes qui n’entendent pas ce qui se dit dans le chœur, pour les obsèques).
Une invitation de nos contemporains à la rencontre du Seigneur dans une prière partagée
Quels enjeux ?
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Relancer la vie ecclésiale avec de petites communautés dans les villages ou les quartiers (partage de vie, partage de la Parole…)
Des propositions :
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Favoriser la créativité et inventer, à coté de nos eucharisties, d’autres manières de se rassembler et de prier en communauté en diversifiant les propositions (dimanche autrement, témoignage, commentaires partagés de l’évangile, prédication de laïcs, hommes et femmes…) ✔ Être ensemble dans des actions de solidarité.
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Développer le partage biblique
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Trouver des solutions à la baisse des vocations en permettant aux laïcs de célébrer dans des assemblées dominicales en l’absence de prêtres.
Entretien avec Mgr de Moulins-Beaufort
« Il me semble bon de regarder le Peuple de Dieu comme un Peuple qualifié »
Entretien avec Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France.
Propos recueillis par Dominique Quinio
La réflexion sur la synodalité a marqué les dernières années du pontificat du pape François. Quelle serait, pour vous, la définition d’une Eglise synodale ?
Si je comprends bien ce que signifie la synodalité, une Eglise synodale devrait être l’Eglise tout court. Le mot synodalité met en lumière une dimension constitutive de l’Eglise : le don de l’Esprit-Saint aux baptisés et confirmés ; selon la prophétie de Joël, l’Esprit est donné à tous, « y compris aux vieillards et aux enfants ». Pour connaître la volonté de Dieu, il est besoin de la chercher tous ensemble, de faire concourir tous les statuts, tous les états de vie, tous les âges, selon les circonstances de l’histoire.

Le MCC change de nom
Au terme d’une démarche qui a engagé l’ensemble de ses membres, le MCC (Mouvement Chrétien des Cadres et Dirigeants) vient de changer de nom : bienvenue à Eccleria …
Le MCC est membre du collectif depuis les débuts.
Écoutons ce que nous en dise les responsables nationaux Claire et Jean-Baptiste Salles
“Pourquoi ce nouveau nom, Eccleria ?
🗣 Claire Salles :
Parce que notre monde a changé, et que notre manière d’exprimer notre proposition devait évoluer aussi. Eccleria évoque la lumière, l’éclairage, le discernement. C’est ce que vivent nos membres : à travers le partage d’expériences, l’écoute mutuelle et la prière, ils cherchent à éclairer leurs choix professionnels à la lumière de l’Évangile.
✨ “Eccleria, c’est la lumière partagée : celle qu’on reçoit, celle qu’on donne, celle qu’on cherche ensemble.”
Mais pourquoi changer un nom historique comme “MCC” ?
🗣 Jean-Baptiste Salles :
Le MCC a une longue et belle histoire. Mais le monde du travail a changé et les hiérarchies d’hier ont laissé la place à des organisations plus souples, transversales, où l’influence prime sur le statut. Le mot “cadre” ne reflète plus la réalité du monde professionnel actuel, ni celle de nos membres. Avec le nom Eccleria, nous ne désignons plus un statut, nous exprimons une promesse. Ce nouveau nom ouvre une porte plus large, plus accueillante, sans perdre notre exigence. Nous restons fidèles à nos racines, mais devenons plus lisibles pour les générations nouvelles.
🔎 “Changer de nom, ce n’est pas effacer : c’est rendre notre message plus clair, plus audible.”
Nous vous invitons à lire l’ensemble de cet entretien sur le nouveau site en suivant ce lien
Lisez aussi ce que nos partenaires en disent :
Le pape François : quels enseignements ?
Les facultés Loyola de Paris vous proposent une soirér débat (en partenariat avec la Croix)
le 29 avril de 19h30 à 21h00
Renseignements et inscriptions en suivant ce lien
Lire le témoignage d’une victime d’abus dans l’Eglise
Comment aider les victimes d’abus dans l’Église ? La réponse est loin d’être simple, tant la souffrance est immense et peut détruire jusqu’à la confiance la plus élémentaire dans la vie. L’accompagnement des victimes relève de la responsabilité des communautés chrétiennes. Non pas pour le soin spécialisé qui revient au corps médical, mais pour l’accompagnement humain, la reconnaissance, le soutien, la bienveillance, les gestes fraternels du quotidien.
Alors que les évêques vont prochainement examiner les suites du rapport de la CIASE, nous publions le témoignage d’une victime qui s’est adressée à Promesses d’Église et qui souffre justement de ce manque de reconnaissance et de soutien, qui se sent ignorée des catholiques de son diocèse. Elle met en garde contre la volonté de certains dans l’Église de trop vite tourner la page et nous adresse une demande pressante de ne pas laisser les victimes sur le bord du chemin. Une demande qui s’adresse à chacun d’entre nous.
Promesses d’Église s’est constitué suite à la Lettre au Peuple de Dieu du pape François d’août 2018, écrit dans le contexte du scandale des abus sexuels. La prévention des abus et le soutien des victimes restent au cœur de nos préoccupations.
“
Un diocèse propose, pour la journée de mémoire des victimes d’abus dans l’Église, le témoignage d’une ancienne victime sur la résilience. L’affiche qui annonce cet événement s’appuie sur la crédibilité de la CIASE.
Dans un premier temps, l’on pourrait se réjouir que ce diocèse continue son combat contre les abus. Mais si, concrètement, ce combat se résume à une journée de mémoire par an, c’est déjà un premier problème. Si ensuite cette journée, résumée à deux heures ou peut-être trois (une messe et un témoignage) ne fait qu’évoquer la résilience, nous sommes clairement devant un dysfonctionnement. Si en plus, il est fait référence à la CIASE pour crédibiliser la démarche sans assumer le rapport de la CIASE1, il y a perversion.
Le terme de « résilience » a été popularisé par Boris Cyrulnik, enfant juif caché pendant la deuxième guerre mondiale et dont les parents sont morts dans les camps de concentration. Il parle de SON chemin qui est loin d’être celui de tous les rescapés de la Shoah (ce qu’il dit lui-même). Le terme a été repris de façon tordue par la mouvance de développement personnel comme une nouvelle injonction au bonheur. Or, tout le monde n’est pas résilient. La résilience dépend du chemin de chacun, de son histoire, de son caractère, et de bien d’autres paramètres bien plus complexes.
Malheureusement, si l’Église se met à son tour à pervertir ce mot, comme elle l’a fait pour d’autres (pardon, miséricorde, amour…), alors ce n’est plus une journée ou quelques heures pour les victimes, mais bien contre elles. C’est une manière pour les chrétiens de se dédouaner encore une fois de leur responsabilité, de leur inaction, de leur refus de regarder la réalité en face. C’est une façon de dédramatiser les faits et de minimiser la destruction des personnes. C’est une manière perverse de culpabiliser les victimes qui n’y arrivent pas, de les enterrer vivantes dans le jugement des bien-pensants, qui croient savoir alors qu’ils ne l’ont pas vécu.
Relisons l’Évangile. Jésus ne s‘est jamais acharné sur les victimes. Il a dénoncé très clairement, parfois violemment, les pharisiens, les scribes et les prêtres qui faisaient peser de lourds fardeaux sur les épaules des gens, sans jamais porter eux-mêmes la moindre charge.
L’Église s’acharne encore et encore sur les victimes pour alléger sa conscience, se dédouaner de sa responsabilité, cacher sa lâcheté.
« Qu’as-tu fait de ton frère ? », demande Dieu à Caïn. « Qu’as-tu fait de ton frère ? », nous sera-t-il demandé lors du face-à-face. Qu’as-tu fait de ton frère couché sur le bord de la route, rendu inconscient par tant de coups reçus ? L’as-tu pris par la main, l’as-tu écouté, entendu, consolé ? Ou l’as-tu ignoré par ton silence, ton aveuglement, laissant ses plaies s’infecter toujours plus ? L’as-tu pris par la main, l’as-tu aidé à se soigner, à se défendre ? As-tu publiquement pris parti pour lui ou as-tu juste détourné les yeux, de peur du « qu’en dira-t-on », ou des conséquences sur ta propre vie ? L’as-tu accompagné pour porter plainte ou l’en as-tu dissuadé ? As-tu été là dans ses nuits d’angoisse et d’envie d’en finir ? Ou l’as-tu laissé seul, bien au chaud dans ton lit ? As-tu mis de l’huile sur ses plaies ou du vinaigre par tes mots acérés, tes manières de l’ignorer ? L’as-tu amené dans l’auberge ou l’as-tu laisser mourir sur le bord de la route, indifférente à sa souffrance immense ?
Qu’as-tu fait de ton frère abuseur ? L’as-tu défendu, protégé par ton silence, l’omerta ? As-tu participé au mouvement général en le protégeant, dénigrant ceux qui ont osé parler ? As-tu fermé les yeux pour ne rien voir de la violence de ses actes ? Ou as-tu agi ? L’as-tu dénoncé ou aidé à faire la vérité dans sa vie ? L’as-tu aidé à reconnaître ses actes, à se repentir, à laisser couler les larmes de culpabilité pour pouvoir accueillir l’amour de Dieu dans sa vie ? L’as-tu aidé à réparer le mal commis ici sur terre ?
Choisir le thème de la résilience pour la journée de mémoire des victimes d’abus dans l’Église, alors que les victimes de ce même diocèse sont tout simplement ignorées, effacées, tuées, donne le ton. De cette cérémonie, chacun pourra partir rasséréné en se disant que le problème vient des personnes qui ne savent pas se relever toutes seules. Et l’on pourra passer à autre chose. Une évangélisation avec des communautés perverties, reconnues comme abuseuses. Et chacun fermera les yeux, dormira du sommeil du juste. Sauf… les personnes broyées qui se seront prises une fois encore des coups dans l’indifférence générale. Qui seront une fois encore culpabilisées d’être victimes et de ne pas savoir comment vivre. Mais qu’importe si ce jour-là la vie est trop dure, trop lourde, la mort trop tentatrice. Elles n’ont qu’à être résilientes et passer à autre chose.
Suzanne”
1 Le rapport de la CIASE (ciase.fr) explique clairement le processus d’anéantissement des victimes et ne fait pas dans l’apologie dévoyée de la résilience.
Une tribune en soutien des victimes d’abus dans l’Eglise
Promesses d’Église relaye cette tribune (qui a aussi été publiée sur le site de La Croix) en soutien aux victimes.
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