Les groupes locaux

Le pape François souhaite que l’Église devienne entièrement synodale. Promesses d’Église encourage la formation de groupes locaux de réflexion et d’action pastorale pour essaimer la pratique synodale expérimentée par le collectif. La synodalité est avant tout une expérience à vivre, elle a besoin de s’inscrire au plus près du terrain. Pour que les groupes locaux fonctionnent dans le même esprit, une charte a été rédigée. Aujourd’hui des groupes existent à Bordeaux, Grenoble, Meaux, Montpellier, Nantes, Nice, Pyrénées-Orientales, Rouen…

Création et animation de groupes locaux Promesses d’Église

L’objectif est de proposer aux membres des mouvements membres de Promesses d’Église d’expérimenter localement un fonctionnement synodale et de contribuer à la réflexion sur la transformation sociale et ecclésiale appelée par le pape François dans sa lettre d’août 2018

Qu’est-ce qu’un groupe local Promesses d’Église ?

C’est un groupe constitué de membres locaux des associations membres de Promesses d’Église.
Ces groupes ont pour mission de faire vivre localement l’esprit et la démarche Promesses d’Église notamment dans la perspective du synode sur la synodalité appelé par le Pape François pour 2022 de deux manières :
en témoignant d’une expérience de vie d’Église dans la diversité des sensibilités comme signe de l’Église plus synodale que Promesses d’ Église appelle à construire.
en menant une réflexion sur les points qui leur paraissent importants à débattre en vue de ce synode.

Pour créer un groupe PE sur un territoire, il s’agit donc de réunir les membres des associations qui vivent sur ce territoire. Pour cela on peut s’appuyer sur les réseaux, locaux, paroissiaux, diocésains, et l’échelon national de Promesse d’Église peut fournir des adresses pour faciliter la connexion.

Le principe de base c’est de viser la plus grande diversité possible, tout en sachant que les organisations membres de Promesses d’Eglise n’ont pas partout des membres présents localement.

Dans l’esprit de la Charte Promesses d’Église, sans qu’il ne s’agisse d’une demande d’autorisation, il est important d’informer l’évêque du lieu ou son vicaire général, les prêtres et diacres locaux, pour leur signifier le désir du groupe de rencontre et de partage.

Devenir communauté
Une fois le groupe créé, prendre le temps de se connaitre, se découvrir, de prier et célébrer ensemble afin de faire des projets. Le temps est supérieur à l’espace. Ce principe permet de travailler à long terme, sans être obsédé par les résultats immédiats. Donner la priorité au temps, c’est s’occuper d’initier des processus plutôt que de posséder des espaces (Evangelii Gaudium – 223).
C’est une étape nécessaire pour pouvoir engager des échanges sereins sur des thématiques plus concrètes où vont s’exprimer des différences, des divergences, voire des oppositions.
Pour les premières rencontres, on peut partir des deux textes fondateurs de Promesses d’Église :
La lettre au Peuple de Dieu du Pape François du 20 août 2018
La Charte Promesses d’Église : sur le site de Promesses d’Église
… et prendre le temps de partager sur la réception de ces textes par chacun, de dire pourquoi cette question me touche.

Il est possible également de faire appel à un “référent” (par exemple du Copil ou d’un membre d’un mouvement investi depuis le début dans Promesses d’Église) pour présenter l’histoire et le sens de la démarche et l’expérience qu’il en fait.

Partir de l’expérience de chacun dans son mouvement localement

La réalité est supérieure à l’idée. La réalité est, tout simplement ; l’idée s’élabore. Entre les deux il faut instaurer un dialogue permanent, en évitant que l’idée finisse par être séparée de la réalité (Evangelii Gaudium – 231).
Quand la réflexion va s’engager dans une / des thématiques particulières, ne pas aller trop vite sur le champ des idées et partager d’abord sur l’expérience de chacun dans son mouvement, en matière de gouvernance, de manière de se situer dans l’Église, de présence dans les lieux d’Église locaux, de difficultés et de richesses, de questions

Travailler et se laisser travailler
Un groupe local est à la fois un lieu de partage, de vie et de réflexion. Il s’agit de choisir des sujets qui interpellent localement. Par ailleurs, Promesses d’Église vient de lancer au niveau national des groupes de travail sur des thématiques. Un groupe local peut se proposer de contribuer à la réflexion d’un groupe. Les formes de cette articulation restent à inventer, dans la mesure où ces groupes de travail vont démarrer et ont eux aussi à inventer leur mode de fonctionnement.

Le tout est supérieur à la partie. Entre la globalisation et la localisation se produit aussi une tension. Il faut prêter attention à la dimension globale pour ne pas tomber dans une mesquinerie quotidienne. En même temps, il ne faut pas perdre de vue ce qui est local, ce qui nous fait marcher les pieds sur terre. L’union des deux empêche de tomber dans l’un de ces deux extrêmes (Evangelii Gaudium – 234).

Quelques conseils pratiques
Soigner le cadre des réunions : confort, convivialité, repas partagé, etc.
Soigner la préparation, le partage de la parole, l’écoute et la restitution : confier introduction, gestion du temps, conclusion à un animateur qui peut varier d’une réunion à l’autre.
Privilégier la bienveillance et le dialogue pour respecter les différentes sensibilités de chacun.
L’unité prévaut sur le conflit. C’est d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus. De cette manière, il est possible de développer une communion dans les différences
(Evangelii Gaudium – 227-228)
Favoriser des temps entre personnes engagées à une même échelle ou sur un même domaine.
Désigner un interlocuteur avec l’échelon national de Promesses d’Église

Un accompagnement
Pour les groupes débutants qui le souhaitent, il est possible d’avoir un référent qui “parraine” le groupe.